Retour sur le premier Grenelle contre les violences conjugales

Aujourd’hui, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. C'est en réaction à ce chiffre glaçant que s'est tenu le premier Grenelle contre les violences conjugales. Ce grand dispositif s'est conclu le 25 novembre 2019, journée internationale contre la violence à l’égard des femmes.

À cette occasion, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté avec Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, les conclusions de ce processus inédit. Le Gouvernement a annoncé 30 mesures solides, regroupées en 9 axes :

  • Prévenir les violences : éduquer à la non-violence et à l’égalité entre les filles et les garçons.
  • Libérer la parole des victimes et favoriser la révélation des violences : pour cela, le 3919 sera ouvert 24/24 et 7/7 et rendu accessible aux personnes en situation de handicap.
  • Protéger les femmes victimes dès le dépôt de plainte : grâce notamment à la création de 80 postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries.
  • Une prise en charge médico-sociale renforcée des femmes victimes de violences.
  • Une justice plus protectrice des femmes victimes de violences : en interdisant la médiation pénale en cas de violence conjugale.
  • Prendre en compte l’impact des violences conjugales sur enfants et sur les liens familiaux. « Il est insoutenable de se dire qu'on est obligé légalement d'amener son enfant à un homme qui est menaçant violent vis-à-vis de nous : cela, nous y mettons fin », a expliqué Marlène Schiappa.
  • Un suivi et une prise en charge des auteurs pour traiter le problème des violences conjugales dans sa globalité et mieux prévenir le risque de récidive.
  • Protéger les femmes victimes de violences, y compris au travail.
  • Protéger les victimes en situation de handicap.

Je salue les efforts et l'énergie déployés par l'exécutif, depuis le début du quinquennat, sur ces questions, ô combien importantes et alarmantes. Les victimes de ces violences, comme les membres du Gouvernement, peuvent être assurés de mon soutien à ces mesures, lors de l'examen de la proposition de loi en janvier 2020, à l'Assemblée nationale.

linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram