« Dans la France de 2018, l’assignation à résidence pour une partie de nos concitoyens n’est plus tolérable. En Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l’emploi se trouve être une solution face à l’isolement, le communautarisme et la précarité.

Le 1er avril a été lancé le dispositif des emplois francs. La Seine-Saint-Denis en est l’un des territoires d’expérimentation. Ce sont 63 quartiers prioritaires dont quatre quartiers de ma circonscription : Val Coteau à Neuilly-sur-Marne, Mont d’Est-Palacia, Pavé Neuf et Champy-Hauts-Bâtons à Noisy-le-Grand qui seront concernés ».

Le mardi 3 avril, j’ai interrogé le Gouvernement, et plus particulièrement la Ministre du Travail Muriel Pénicaud, sur le dispositif des Emplois francs, déployé dans sept territoires en France. Vous pouvez retrouver ma question à l’occasion de cette séance de Questions d’actualité au Gouvernement.

Les QAG, qu’est-ce que c’est ?

Chaque mardi et mercredi, lors de la session ordinaire, la Représentation nationale interroge le gouvernement sur les politiques publiques menées. Cette séance, qui dure un peu plus d’une heure, est importante même si elle ne reflète pas l’ensemble du travail des parlementaires. Les Questions d’actualité au Gouvernement entre dans le champ du contrôle de l’action gouvernementale, l’une des missions du Parlement. Moment fort du débat public et politique, les questions s’attardent sur des actualités locales mais aussi nationales.

Quinze questions par séance sont ainsi adressées au Gouvernement. La parité entre la majorité et l’opposition est de rigueur. Ainsi, sur trente questions sur les deux séances réservées aux « QAG », 15 sont posées par la majorité tandis que les 15 restantes le sont par les groupes d’opposition. S’agissant des députés « non-inscrit », c’est à dire membre d’aucun groupe parlementaire, l’un d’entre eux peut poser une question tous les deux mois.

Ces questions ne peuvent excéder deux minutes. Cette règle s’applique également pour les réponses. Seul le Premier ministre n’est pas tenu de respecter ce temps de paroles. Le Gouvernement ne connaît pas le contenu des questions, sauf si les Députés concèdent à lui partager en amont. Ainsi, habituellement, le Gouvernement a connaissance en amont des sujets des questions de la majorité. Les groupes d’opposition, quant à eux, ont tout logiquement intérêt à ne pas en informer le Gouvernement.

 

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