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Plateformes d'accélération vers les industries du futur, une mission pour répondre à la désindustrialisation

Mercredi 22 mai 2019, Patrice Anato est intervenu en tant qu'orateur de groupe lors de l'audition d'Anne-Laure CATTELOT, Députée du Nord, chargée d'une mission temporaire par le ministre de l'économie et des finances sur les plateformes d'accélération des technologies de l'industrie du futur. 
A l'occasion de la Commission des Affaires économiques du 22 mai 2019, s'est tenue l'audition de la Députée du Nord Anne-Laure CATTELOT. A cette occasion, Patrice Anato, Député de Seine-Saint-Denis en tant qu'orateur de groupe, est intervenu sur les conclusions de cette mission. 

Depuis plusieurs décennies, un phénomène de désindustrialisation générale est en cours dans l'ensemble des pays européens, mais selon des rythmes et des réalités différentes. En Allemagne, en Italie et en Espagne, par exemple, ce phénomène est également à l'œuvre mais à un niveau bien inférieur à celui de l'Hexagone. 

Ainsi d'après  la banque mondiale, le poids de l'industrie dans le produit intérieur brut français est passé de 29% à 17% entre les années 70 et 2017. En 25 ans, cela équivaut à une perte de 1,4 millions d'emplois, dont 820 000 emplois entre 2000 et 2015. L'industrie manufacturière ne représente plus que 11,3% de la valeur ajoutée marchande en France, contre 13,3% en Espagne ou 22,6% en Allemagne. 

Il y a donc une véritable problématique de décroissance de la part de l'industrie dans l'économie nationale et une perte d'attractivité et de compétitivité. Face à cela, les nouvelles technologies pourraient être un levier de mobilisation. Il y a toutefois encore des améliorations avant que la France ne rejoigne le potentiel de la Corée du Sud ou de l'Allemagne. 

D'après le Lab BpiFrance publié en février 2019 et portant sur une étude mené auprès de 2000 chefs de PME et d'ETI, ces derniers étaient 70% à faire de la modernisation de leur outil de production, un objectif important, voire prioritaire. En 2017, d'après une autre étude BPI France, il n'était 13% a considéré la transformation numérique comme une priorité stratégique. 

Dans les faits, la France accuse un retard sérieux sur le défi de la mécanisation. comme le note l’étude BCG rappelé dans le rapport de l’Institut Montaigne consacré à ce sujet, seul 5 % des entreprises françaises ont déjà largement implanté ces technologies sur leurs sites, quand 40 à 60 % n’en sont actuellement qu’à un stade d’étude ou de mise en oeuvre des premières opportunités.

Face à ces constats, Monsieur le Député Anato a interrogé Mme la Députée Cattelot sur la nature envisagée des plateformes d'accélération des technologie vers l'industrie du futur, qui bien que maintenant une sélection par les acteurs publics, laisse l'initiative aux acteurs privés et également sur les moyens de coordonner au mieux les acteurs pertinents. 
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